Faut-il y aller ou pas ? La France doit-elle participer à la force d’interposition au sud Liban ?
Nous sommes en situation d’état de guerre permanent. Israël n’a pas admis ce qu’il faut bien appeler une défaite militaire eue égards aux objectifs initiaux et à l’invincibilité supposée de l’armée hébraïque. Le mouvement chiite hezbollah va toucher rapidement les dividendes politiques du succès de sa résistance. Tout cela ne peut qu’attiser le courroux du maître actuel de l’empire, à la maison blanche.
Dans ces conditions, une force d’interposition ne peut être qu’une force d’occupation agissant en lieu et place des Etats-Unis, et qui cristallisera contre elle toutes les rancoeurs et les frustrations. Ce qui explique les atermoiements du gouvernement français. Cette attitude contraste avec la volonté du début de s’imposer comme acteur diplomatique majeur.
Hélas les hésitations qui ont présidé au ballet diplomatique de Chirac et consort nous décrédibilisent. Notons que ces hésitations viennent du fait que la France a voulu agir dans le cadre de l’union européenne. Sans succès. J’ai bien peur que dans cette affaire la France apparaisse comme la grenouille qui s’est voulue plus grosse que le bœuf.
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