Le 13 avril le groupe d’action municipal de Montmorency a organisé une réunion d’information sur l’avenue
du parisis plus connue sous le nom de BIP.
Ci-dessous la lettre que j’ai adressée au président de l’association pour lui faire part de mon
opposition au projet.
Monsieur le Président du groupe d’action municipale de la vallée de Montmorency
Le 13 avril, informé par un tract glissé dans ma boite aux lettres, j’ai assisté à la réunion que vous avez organisée au cinéma l’EDEN sur le thème du boulevard
interurbain du Parisis
A mon tour je veux vous exprimer mon opposition à ce bip.
La construction du bip n’est ni réaliste ni réalisable. La construction du bip n’est pas réalisable car elle vient trop tard. Trop tard par ce que depuis qu’il a été
imaginé, avant la guerre m’a t’on dit, la zone s’est fortement urbanisée et sur certains de ses tronçons il n’y a plus la place.
La construction d’un nouvel axe routier express n’est pas réaliste. Ce n’est plus dans « l’air du temps» Le bip se veut accélérateur d’échanges mais il ne sera qu’un outil de promotion
de plus de l’automobile. En effet le passé montre que plus on facilite l’usage de l’automobile plus on fait croître le nombre de kilomètres parcourus.. L’amélioration de la circulation incite à
la conduite.
Pour autant je ne veux pas opposer le transport en commun à l’automobile. Les moyens de transports sont complémentaires entre eux. Et tout investissement nouveau doit prouver sa cohérence avec
l’ensemble régional dans lequel il est amené à s’insérer. Là, le citoyen électeur a son mot à dire.
Pour ce qui est du bip je veux mobiliser les groslaysiennes et les groslaysiens contre lui.
D’une manière plus générale je partage vos idéaux de démocratie participative. Comme le proclame votre manifeste le citoyen doit user de son droit à l’élaboration des projets qui le concerne et
sur le contrôle de la qualité de leurs mises en œuvre. Moi j’y vois une forme concrète de la souveraineté populaire.
Il y a peu, dans le cadre de mon journal en ligne, je me suis appliqué à recenser dans le code des collectivités territoriales toutes les dispositions qui vont dans ce sens. Elles sont
nombreuses. Elles vont du simple droit de consultation de documents au référendum local !
Il nous appartient de faire en sorte quelles soient utilisées.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments respectueux.
Groslay le 27 avril 2008
Alain POLU
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